Note de marché — 15 septembre 2026

Le creux de mars 2026, et ce qu’il ne dit pas du marché

Un mois ne fait pas une tendance. Nous publions cette note pour la même raison que la précédente : parce qu’un chiffre daté, replacé dans sa séquence, en dit plus qu’un chiffre isolé.

Façade d’une tour résidentielle à Dubaï à l’heure bleue, silhouette du Burj Khalifa au loin

En mars 2026, la valeur des transactions immobilières à Dubaï a reculé de 29 % sur un mois, et l’indice DFM Real Estate a perdu environ 20 % en deux semaines, selon des données ValuStrat et DFM relayées par Worthmont et World Property Journal. Le mois coïncide avec une période de tensions régionales, décrite plus bas. Quatre mois plus tard, le marché clôturait son premier semestre à AED 286 milliards — le deuxième meilleur semestre jamais enregistré, détaillé dans notre note précédente.

Les deux chiffres sont vrais en même temps. C’est précisément ce qu’une note de marché sérieuse doit montrer : un recul mensuel réel, replacé dans une séquence qui ne l’efface pas mais qui empêche d’en tirer une conclusion qu’il ne supporte pas.

Chronologie

Ce qui s’est passé, mois par mois

  • Fin février 2026

    Escalade régionale rapportée par la presse internationale ; l’aéroport de Dubaï (DXB) est touché par les répercussions.

  • Mars 2026

    Rupture des relations diplomatiques avec l’Iran. Sur le même mois, la valeur des transactions immobilières recule de 29 % et l’indice DFM Real Estate perd environ 20 % en deux semaines (ValuStrat / DFM).

  • 8 avril 2026

    Cessez-le-feu.

  • 3 mai 2026

    Levée des restrictions aériennes sur DXB.

  • Fin juin 2026

    Le premier semestre se clôture à AED 286 Md et plus de 86 000 ventes — deuxième meilleur semestre de l’histoire du marché.

Lecture

Ce qu’un chiffre mensuel dit, et ce qu’il ne dit pas

Un recul de 29 % en un mois, pendant une période où le trafic aérien vers Dubaï a été directement affecté, n’a rien d’un mystère : une partie des acheteurs et des visites de biens dépend physiquement de vols qui n’ont pas eu lieu. Ce n’est pas un signal sur la valeur des actifs, c’est un signal sur le volume d’activité possible pendant quelques semaines.

Ce que la note précédente montre, c’est que ce creux ne s’est pas prolongé : les investisseurs internationaux ont continué d’arriver au rythme de 48 445 sur le seul premier trimestre (+ 11 % sur un an), et le semestre a fini par se classer immédiatement derrière le record absolu de 2025. Un marché qui absorbe une rupture de cette nature en un trimestre n’est pas un marché fragile — mais un chiffre mensuel isolé, seul, n’aurait pas permis de le dire.

Ce que nous ne faisons jamais avec un chiffre mensuel

Nous ne publions jamais un recul ou une hausse mensuelle sans le chiffre du trimestre ou du semestre qui l’entoure. Un mois seul, sur un marché où le volume de transactions varie naturellement de 20 à 30 % d’un mois à l’autre, ne permet aucune conclusion fiable.

Remettre ce chiffre en contexte

Conseil francophone

Une position à prendre malgré l’incertitude

Le bon moment d’achat dépend de votre horizon et de votre financement, pas du chiffre du mois. Décrivez votre projet, nous le regardons avec vous.

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