Après une cession
Le dirigeant qui vend son entreprise
Avant ou après la signature, le calendrier du départ change l’impôt dû. Nous organisons la résidence, la holding qui recevra le produit de la vente et les premiers investissements à Dubaï.
Installation patrimoniale
Au-delà d’un million d’euros à déployer, la question n’est plus d’acheter un appartement ou de créer une société. Elle est de faire tenir ensemble une résidence, une structure, une banque, un patrimoine immobilier et une transmission — dans le bon ordre, et en sachant ce que la France conserve après le départ.
Réponse sous un jour ouvré. Aucun engagement. Échange confidentiel.
L’expatriation patrimoniale à Dubaï se réussit sur l’ordre des opérations, pas sur le choix d’un produit. Nous prenons en charge, avec un associé pour interlocuteur, la résidence, la structure, la banque, l’immobilier et la transmission, en coordination avec votre conseil fiscal français. Le gain fiscal est réel sur les revenus et l’impôt sur la fortune immobilière, différé et conditionnel sur les plus-values, partiel sur la transmission.
Elles ont un point commun : plusieurs décisions à prendre en même temps, chacune ayant des conséquences sur les autres. Chaque dossier est différent, et notre intervention s’y adapte, d’une mission précise — une holding, une acquisition, un transfert de société — à l’accompagnement complet.
Après une cession
Avant ou après la signature, le calendrier du départ change l’impôt dû. Nous organisons la résidence, la holding qui recevra le produit de la vente et les premiers investissements à Dubaï.
Patrimoine en holding
Laisser vivre la holding française, la solder ou en créer une aux Émirats : la réponse dépend de ses actifs, de sa valeur et des enfants. C’est l’exemple détaillé plus bas.
Holding étrangère
Une société logée aux îles Vierges, aux Seychelles ou à Jersey, dont la banque se retire : nous étudions sa redomiciliation en ADGM, au DIFC ou à RAK ICC, ou sa reconstitution.
Résidence et investissement
Une résidence principale qui porte le Golden Visa de la famille, des biens locatifs choisis quartier par quartier, et la banque privée qui suit l’ensemble.
Entrepreneur
Une société d’exploitation en zone franche ou mainland, une holding au-dessus, les visas de l’équipe et le logement de la famille, menés dans le même calendrier.
Transmission
Testaments enregistrés aux Émirats, fondation le cas échéant, gouvernance de la holding — en tenant compte des enfants restés en France, que le droit français continue de suivre.
Le périmètre
Ils dépendent les uns des autres : le bien acheté porte le visa, le visa ouvre la banque, la banque conditionne la holding.
Résidence
Golden Visa adossé à un bien ou à une société, visas de la famille, Emirates ID, puis le certificat de résidence fiscale qui se demande chaque année, sur preuve de présence.
Structure
Holding en ADGM, au DIFC ou en zone franche, transfert d’une société étrangère existante, et le sort de la holding française, décidé avant le départ.
Banque
Un dossier d’origine des fonds construit une fois, à partir des actes qui l’établissent, et présenté aux établissements qui suivent ce type de patrimoine.
Immobilier
Le logement de la famille, qui peut porter le Golden Visa, puis des biens locatifs choisis tour par tour, en votre nom ou par la holding selon l’objectif.
Transmission
Testament enregistré aux Émirats, fondation le cas échéant, et ce que le droit et l’impôt français continuent de régir après le départ.
La méthode
Les mêmes décisions, prises dans un ordre différent, ne coûtent pas le même impôt. Une cession signée avant le départ est imposée en France en totalité. Un apport de titres à une holding n’a pas le même traitement selon qu’il intervient avant ou après le changement de résidence. La résidence principale française vendue après le départ peut rester exonérée de plus-value, à condition d’être cédée dans un délai précis et de ne pas avoir été louée entre-temps.
Au départ lui-même s’attache l’exit tax : les plus-values latentes sur les titres que vous détenez sont calculées le jour où vous quittez la France, au-delà d’un seuil de participation ou de valeur. L’impôt est mis en sursis, puis dégrevé au terme du délai de suivi si les titres sont conservés. Ce qui le rend exigible avant ce terme : une cession, un rachat, un remboursement ou une annulation des titres. Les plus-values placées en report d’imposition entrent dans le même calcul.
Quand l’essentiel du patrimoine reste dans une holding française et que l’essentiel des revenus en provient, l’administration française peut soutenir que le centre des intérêts économiques est resté en France. C’est le point le plus délicat de ces dossiers. Il se traite par la convention fiscale et par un rééquilibrage progressif du patrimoine, pas par une déclaration de principe.
Les critères de la résidence fiscale française, l’exit tax et ce que la convention franco-émiratie règle sont détaillés dans le dossier banque et fiscalité. Le mémo « départ fiscal » en reprend la check-list, pièce par pièce.
Un exemple
Un cas parmi ceux que nous accompagnons, composé à partir de situations réelles ; les montants sont des ordres de grandeur, et chaque décision fiscale y est validée par un avocat fiscaliste français.
Un couple de 55 et 52 ans, deux enfants : l’aîné, 22 ans, étudie à Lyon et y restera ; la cadette, 17 ans, suit ses parents.
Une SAS détenue à 100 %, qui a cédé il y a trois ans la société d’exploitation fondée par le père. Elle détient environ 7 M€ de trésorerie et de placements.
La résidence principale à Paris, environ 2 M€ ; une maison en Bretagne, environ 0,8 M€ ; un contrat d’assurance-vie d’environ 1 M€.
Vivre à Dubaï, y déployer environ 3 M€ en dix-huit mois, protéger le capital, organiser la transmission aux deux enfants, garder la maison de Bretagne.
La holding française n’est pas transférée. Son transfert hors de l’Union européenne déclencherait l’imposition immédiate de ses plus-values latentes. Elle reste en France, continue de placer sa trésorerie, et distribue progressivement après le départ, dans les conditions de la convention. L’exit tax sur ses titres est déclarée, mise en sursis, et s’éteindra au terme du délai si la famille ne les cède pas.
L’appartement parisien est vendu après le départ, sans avoir été loué. Le produit, environ 2 M€, finance la villa de Dubaï. Ce bien, au-delà du seuil de AED 2 000 000, porte le Golden Visa du couple et de la cadette.
Une holding émiratie est créée pour l’avenir. Elle reçoit les investissements nouveaux — biens locatifs, participations — et c’est elle qui, avec le temps, déplace le centre de gravité du patrimoine vers les Émirats. La maison de Bretagne reste détenue en direct : elle est française, et le restera pour l’impôt quoi qu’on fasse.
L’assurance-vie est conservée. Un rachat partiel finance une partie de l’immobilier locatif, après vérification de son traitement pour un non-résident.
L’avocat fiscaliste français valorise les titres de la holding, chiffre l’exit tax et la demande de sursis, vérifie le traitement des rachats d’assurance-vie après le départ et fixe le calendrier de vente de l’appartement parisien.
Location d’une villa avec bail enregistré, inscription de la cadette dans un lycée, assurance santé, premiers visas. La famille arrive ensemble : le foyer se déplace en une fois, pas par étapes.
Déclaration de départ, déclaration d’exit tax avec demande de sursis, résiliation des contrats qui rattachent le foyer à Paris. L’appartement, vidé et non loué, est mis en vente.
Constitution d’une holding émiratie pour les investissements futurs, ouverture des comptes personnels et de la holding, dossier d’origine des fonds bâti sur l’acte de cession de la filiale et les comptes de la holding française.
Achat d’une villa d’environ 2 M€ avec le produit de la vente parisienne : elle porte le Golden Visa de la famille. Puis environ 1 M€ en biens locatifs, livrés et loués, dans deux quartiers différents.
Testaments enregistrés aux Émirats pour les biens qui s’y trouvent, gouvernance de la holding émiratie, articulation avec les règles françaises qui continuent de s’appliquer à l’aîné et aux biens restés en France.
Certificat de résidence fiscale, renouvellements, comptes et déclaration de la holding, suivi annuel de l’exit tax jusqu’au terme du délai, revue des loyers et de la gestion.
Le bilan
Aucun taux français n’est chiffré ici : ils changent à chaque loi de finances. Le tableau montre où l’impôt disparaît, où il est différé, et où il demeure.
| Poste | Résident français | Résident émirati, après le départ |
|---|---|---|
| Dividendes de la holding française | Imposés en France, prélèvement forfaitaire et prélèvements sociaux | Pas d’impôt sur le revenu aux Émirats ; ce qui reste dû en France dépend de la convention, à confirmer |
| Plus-value latente sur les titres de la holding | Imposée en France le jour où les titres sont cédés | Figée et calculée au départ, mise en sursis, dégrevée au terme du délai si les titres sont conservés |
| Impôt sur la fortune immobilière | Dû sur Paris et la Bretagne réunis | Limité à l’immobilier français : la maison de Bretagne seule reste sous le seuil |
| Loyers des biens à Dubaï | Déclarés en France, selon les règles de la convention | Aucun impôt sur le revenu |
| Donations et succession | Droits français sur l’ensemble du patrimoine mondial | Droits français maintenus sur les biens situés en France, titres de la holding française compris, et sur tout ce que reçoit l’aîné, resté résident français |
| Devise du patrimoine | Euro | Dirham, arrimé au dollar : un risque de change euro-dollar à piloter |
Faites défiler le tableau horizontalement.
Ce que le tableau ne montre pas : le coût de la vie à Dubaï, la scolarité, l’assurance santé de toute la famille, le coût annuel de la holding émiratie et les honoraires des conseils des deux côtés. Ils se chiffrent avant de décider, et pèsent davantage qu’on ne le pense sur un patrimoine de quelques millions. C’est la différence entre une économie d’impôt et un projet de vie qui tient.
Le capital
Ce que les familles citent en premier, avant la fiscalité, c’est souvent la sécurité au quotidien. Pour le capital, la sécurité se lit ailleurs : un dirham arrimé au dollar depuis des décennies, un registre foncier qui délivre le titre de propriété, des comptes séquestres imposés aux promoteurs sur les ventes sur plan, et deux places financières, ADGM et DIFC, dont les tribunaux appliquent la common law.
Le rendement, lui, vient surtout de l’immobilier, et il se mesure net : charges de copropriété, vacance et gestion déduites, sur un marché qui a connu des corrections sévères et en connaîtra d’autres. Les chiffres réels sont sur les pages rendement locatif à Dubaï et prix de l’immobilier par quartier.
Notre métier est la structure, la résidence, l’immobilier et leur coordination. La part financière du patrimoine se confie à des établissements agréés aux Émirats : nous vous mettons en relation avec eux et préparons le dossier bancaire qu’ils demanderont. Un patrimoine concentré sur un seul marché immobilier, quel qu’il soit, reste un patrimoine concentré.
Transmission
Aux Émirats, il n’existe pas de droits de succession. Un non-musulman peut faire régler sa succession selon les règles qu’il a choisies, à condition de les avoir écrites : un testament enregistré auprès du service des testaments du DIFC ou de l’ADGM s’applique aux biens situés aux Émirats. Sans testament, des règles de dévolution par défaut s’appliquent, qui ne correspondent pas toujours à ce que la famille aurait voulu.
La France, elle, ne disparaît pas du dossier. Elle conserve des droits sur les biens situés en France, y compris les titres de sociétés françaises, et sur tout ce que reçoit un héritier résident français depuis assez longtemps. Le droit civil français protège la part réservée aux enfants, et le règlement européen sur les successions permet de choisir sa loi nationale dans son testament. Ces règles se combinent ; elles se décident ensemble, avec votre notaire français.
Notre façon de travailler
Un associé est votre interlocuteur. Il réunit autour de votre dossier le pôle structuration pour la holding, la banque et la conformité, le pôle immobilier pour la résidence et les investissements, ainsi que votre avocat fiscaliste et votre notaire français — ou des confrères que nous vous présentons.
Le périmètre de notre intervention et nos honoraires se définissent après un premier échange confidentiel, en fonction de votre situation, de la complexité du dossier et de ce que vous souhaitez nous confier. Certains clients nous confient l’ensemble de leur installation, d’autres une seule étape.
Nous l’accompagnons le plus souvent à partir d’environ un million d’euros à déployer, ou lorsqu’une société, une holding ou un patrimoine immobilier existants doivent être réorganisés. En deçà, la question est souvent unique — un achat, une société, un visa — et nous la traitons comme telle, sans vous proposer davantage que ce dont vous avez besoin.
Sur votre profil et sur ce que vous nous confiez. Constituer une holding, accompagner une acquisition ou transférer une société n’appelle pas la même proposition qu’un accompagnement complet sur dix-huit mois. Après un premier échange confidentiel et sans engagement, nous vous adressons une proposition adaptée à votre situation.
Non. L’avis fiscal français est rendu par un avocat fiscaliste français, le vôtre ou un confrère que nous vous présentons, et les actes français par un notaire français. Nous coordonnons le calendrier, préparons les pièces émiraties et veillons à ce que les décisions prises d’un côté tiennent de l’autre. C’est la coordination qui manque le plus souvent.
Non. La résidence fiscale française se perd lorsque le foyer, l’activité principale et le centre des intérêts économiques ont quitté la France, et cela se prouve. Même après le départ, la France conserve l’impôt sur certains revenus de source française, sur l’immobilier qui s’y trouve, et des droits sur les successions qui la concernent. Le gain est réel, mais il n’est pas total.
Rarement. Un transfert de siège hors de l’Union européenne est traité comme une cessation d’activité, avec imposition des plus-values latentes. La voie habituelle consiste à créer une holding aux Émirats pour les investissements futurs et à décider séparément du sort de la holding française. La page sur la redomiciliation détaille les cas où le transfert se justifie.
Non. Nous ne sommes pas gérants de fortune et ne donnons pas de conseil en investissement financier. Pour la part financière du patrimoine, nous vous mettons en relation avec des établissements agréés aux Émirats et préparons avec vous le dossier bancaire qu’ils demanderont. Notre métier est la structure, la résidence, l’immobilier et leur coordination.
Comptez de douze à dix-huit mois entre le diagnostic français et une situation stabilisée : titre de séjour, holding, comptes ouverts, résidence acquise, testaments enregistrés. Les trois premiers mois sont les plus denses. Le suivi se poursuit ensuite chaque année, notamment pour le certificat de résidence fiscale et le délai de l’exit tax.
Structure
Fiscalité
Résidence
Immobilier
Transmission
Guide
Conseil francophone
Holding, biens en France, enfants, calendrier : décrivez votre situation. Nous vous disons dans quel ordre la traiter, ce que chaque étape coûte, et ce que la France conservera après le départ.